GSM au volant, c'est pas le moment !

Les chantiers autoroutiers de tous les dangers

Les chauffeurs de taxis ont aussi des problèmes

L’employeur annonça à son chauffeur qu’il ne payait que les heures de route ainsi que les heures justifiées sur la CMR

En réalité, l’employeur en question avait cette manière de payer ses chauffeurs qu’il les roulait dans la farine…

Explications :

Lorsqu’un employeur vous dit qu’il paye toutes les heures justifiées sur la CMR et toutes les heures de conduite, regardez-bien à la fin du mois ce qu’il vous a retiré de votre salaire.

Les chauffeurs regardent généralement ce qu’ils touchent à la fin du mois et ceci sans trop regarder à ce qu’ils auraient dû toucher…

Le SECOP-ITSRE asbl vient d’élucider un dossier qui nous a pris quelques semaines pour le comprendre. L’employeur envoyait ses chauffeurs au Port d’Anvers en plein dans les heures de pointe. Une situation particulièrement désagréable puisque le Port maritime est continuellement saturé et il faut parfois des heures entières pour arriver ou pour quitter les quais.

 

Quand tu t’arrêtes de rouler, lorsque tu es dans les files à l’arrêt, ton tachygraphe se met sur la position « travail » mais voilà, comme ce travail n’est pas justifié par une CMR, ce temps passe à la trappe. Avec les tachygraphes de nouvelle génération, tu dois rouler 35 secondes pour que celui-ci indique du temps de conduite. Quand tu es dans les files, il est difficile de rouler 35 secondes sans que tu ne sois obligé de t’arrêter. C’est aussi le cas quand tu es sur le Ring de Bruxelles, à Liège,…

Outre ceci, chez le client, le chauffeur indiquait l’heure d’arrivée sur sa CMR, certains clients barraient l’heure d’arrivée et indiquait l’heure à laquelle ils commençaient à traiter le transport. Idem à la fin de chargement, l’heure de fin de chargement était indiquée mais pas l’heure à laquelle le camion quittait réellement l’entreprise.

C’est ainsi que chaque jour, l’employeur gardait l’équivalent de +ou- 2 à 3h00 de salaire et ceci sur une vingtaine de camions…

Affaire à suivre…

Nous préciserons qu’il reste des employeurs honnêtes. Ceux-ci ont de plus en plus difficiles de résister à la concurrence déloyale et peu scrupuleuse d’une autre partie des employeurs, ceux que le SECOP-ITSRE combat. Ces gens-là sont responsables du malaise qui règne dans le secteur du transport depuis de nombreuses années avec de lourdes conséquences sur la sécurité routière.

De gauche à droite

Pascal DEBRUYN (ancien président de l'UNOTRE), Philippe CUVELIER (ancien Ministre du Transport français) et Alain DURANT (président du SECOP-ITSRE)

 

Nous sommes heureux d'avoir pu collaborer à cette campagne de sensibilisation...

Merci à l'AWSR de prendre enfin en compte, les réalités vécues par les routiers...

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