Lorsque l’on conduit un camion en convoi exceptionnel, il n’est pas rare de devoir faire face à des impératifs imprévisibles. C’est le cas de ce camion qui circulait sur la chaussée de Tirlemont entre Huy et Hannut. Des travaux étaient réalisés sur le bord de la chaussée. La circulation en alternance était gérée par des feux lumineux.
Le SECOP-ITSRE asbl fort de l’expérience professionnelle de ses affiliés, voudrait attirer l’attention des autorités sur le fait que certaines voiries devraient faire l’objet d’une attention particulière. Un convoi exceptionnel ne peut pas circuler librement sans aucune autorisation préalable. Il existe donc des itinéraires prévus pour ce type de transport. Une autorité sait donc qu’un convoi exceptionnel passera tel jour à un endroit déterminé. Pourtant, il arrive très souvent qu’un convoi exceptionnel soit bloqué ou ralenti par la signalisation d’un chantier.
Certains chauffeurs routiers ont été verbalisés car ils avaient placé des drapeaux et autres objets sur leur pare-brise. Outre ceci, ils ont été dans l’obligation de retirer leurs garnitures lors du contrôle. Nous le disons clairement aussi, certains exagèrent dans la décoration de leur camion et ceci peut provoquer une insécurité routière pas manque de visibilité. Le SECOP-ITSRE asbl milite pour essayer d’améliorer l’image du secteur du transport routier en travaillant sur les aspects qui touchent au transport et à la sécurité routière. Bon, sur ces deux aspects, les autorités sont très loin du compte !
Il y a quelques années déjà, nous avions eu une collaboration avec l’AWSR dans la réalisation d’un clip vidéo destiné aux cyclistes. Ce clip expliquait la problématique des angles morts autour d’un camion.
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Dans l’état actuel des choses, le chauffeur est seul responsable du chargement de son camion. Or, le chauffeur est un exécutant qui exécute les missions de transport qui lui sont confiées. Ceci dit, beaucoup de chauffeurs routiers sont confrontés à des menaces lorsqu’il refuse de charger plus lourd, plus long ou plus haut son camion. Oui, c’est son planificateur ou l’entreprise qui effectue le chargement qui oblige le chauffeur et donc, l’employeur du chauffeur à charger d’une manière illégale. D’un côté le chauffeur se fait menacer de licenciement s’il ne veut pas charger son camion comme on lui demande et pas comme il devrait le charger. D’un autre côté, le donneur d’ordre charge des camions bien plus lourd que les 44 tonnes légales. On remarque ce genre de faits dans le transport de terre, de betteraves, de pommes de terre et même d’acier pour ne prendre que ces quelques exemples.
Plusieurs de nos affiliés ont eu la surprise de recevoir un procès-verbal dans leur boite aux lettres. 184,50 € c’est le prix à payer si votre client est localisé à Rumst, Reet ou Terhagen (Entre Bruxelles et Antwerpen) mais que celui-ci ne se trouve pas dans les zones interdites aux camions, c’est-à-dire dans le centre urbain de ces villages. Il est impossible de bifurquer juste avant l’interdiction !
Notre syndicat s’est rendu dans la localité avec l'un de nos adhérents et ceci dans le but de constater la signalisation mise en place. Celle-ci n'est vraiment pas facile à comprendre pour ne pas dire "impossible à comprendre". Nos trajets venaient de la A12 ou de la E19 et il nous a été impossible de trouver un itinéraire autorisé pour les camions malgré le fait que nous étions deux chauffeurs (CE) et que nous avions fait le déplacement en voiture. Nous avons donc eu tout le temps nécessaire pour essayer de trouver la bonne route sans jamais y parvenir !
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Hiver me revoilà ! Et toujours avec le même problème de pneumatiques… Le SECOP-ITSRE interpelle les autorités !
L’hiver est à nos portes et comme chaque année, nos adhérents se préparent à vivre la galère des routes enneigées et des véhicules qui patinent !
Les anciens routiers vous diront qu’avant l’hiver, il y a bien des années déjà, leur camion allait au garage histoire de remettre des pneus mieux adaptés à la neige et aux routes verglacées. De nos jours, les gestionnaires de sociétés de transport ne prêtent plus d’attention à ce « détail » qui empoisonne pourtant la vie des routiers mais aussi des autres utilisateurs du réseau routier. Si c’est le cas pour les camions, que pouvons-nous dire des automobilistes qui restent au pied de la première côte rencontrée car ils n’ont pas des pneus adaptés aux conditions hivernales ? C’est la galère tant pour les uns que pour les autres !
Lire la suite : Belgique – Camions en ciseau sur des routes enneigées : Normalité ou fatalité ?

Avec le contrôle automatique du passage d’un camion sur une voirie interdite à ce type de véhicule, les chauffeurs reçoivent de plus en plus de procès-verbaux dont le montant pour ce type d’infraction est de 184,50 € en Belgique. Vous me direz que le Code de la Route, c’est le Code de la Route et vous aurez entièrement raison. Cependant, avant de se dire « il faut que » ou « il n’y a qu’à », il faudrait peut-être aussi se mettre à la place d’un chauffeur qui fait de la distribution en Belgique et vous pourriez conster que la situation n’est pas aussi… simple que ça !
Fort est de constater sur nos routes, des milliers de semi-remorques dont les feux de gabarit sont placés sous la remorque et pas là où ils devraient être !
Le fait de placer ces feux de gabarit à cet endroit ne sert en rien le chauffeur d’un tel véhicule.
Le SECOP-ITSRE asbl demande donc que soit ce type de montage soit traduit par un refus au Contrôle technique. C’est-à-dire que l’on délivre une carte rouge avec donc l’interdiction de circuler pour la remorque qui ne serait pas équipée correctement de ces feux de gabarit !
Pour rappel, les feux de gabarit qui sont placés à l’arrière d’une semi-remorque, sont là dans le but que le conducteur d’un camion puisse savoir où se trouve la fin de sa semi-remorque. C’est indispensable pour éviter de rabattre son camion sur celui que l’on vient de dépasser…